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ToggleTransmettre un bien immobilier ou une somme d’argent en Espagne via une donation peut être fiscalement avantageux… à condition de bien comprendre le fonctionnement de l’impôt sur les donations, particulièrement complexe et régionalisé.
La donation en Espagne implique des règles spécifiques. Mieux vaut obtenir l’aide d’un expert pour une donation en Espagne.
Une fiscalité des donations régionale et évolutive
En Espagne, la fiscalité appliquée lors d’une donation dépend fortement de la communauté autonome. Chaque région fixe ses propres barèmes, abattements et réductions fiscales, ce qui peut faire varier considérablement le montant à payer.
Depuis le 1er janvier 2015, les avantages fiscaux régionaux ne sont plus réservés aux seuls résidents espagnols : les citoyens de l’Union européenne et de l’Espace économique européen peuvent eux aussi en bénéficier, sous certaines conditions.
Pour une analyse plus détaillée, consultez notre article sur les Fiscalité des successions et donations en Espagne
Trois impôts à anticiper lors d’une donation en Espagne
Attention : une donation en Espagne ne se limite pas à un seul impôt. Trois prélèvements peuvent s’appliquer :
- L’impôt sur les donations (ISD)
- La plus-value municipale (IIVTNU)
- L’impôt sur le revenu (IRPF ou IRNR selon le cas)
1. Droits de donation en Espagne
L’Espagne n’ayant signé aucune convention fiscale internationale en matière de donation, les règles locales s’appliquent dès lors :
- Que le donataire (bénéficiaire) est résident fiscal en Espagne, ou
- Que les biens donnés sont situés sur le territoire espagnol, même si le donataire est non-résident.
Étapes du calcul des droits de donation
- Estimation de la valeur du bien donné : la valeur du bien doit être estimée, au minimum à la valeur cadastrale, reconnue par les autorités fiscales.
- Application des abattements : ils varient selon le degré de parenté, l’âge du donataire et la région. Par exemple, les enfants peuvent bénéficier d’abattements importants dans certaines régions.
- Calcul selon le barème régional : le taux est progressif : il varie généralement entre 7,65 % et 34 %. En Catalogne ou aux Baléares, les taux oscillent entre 5 % et 9 % selon la situation.
- Réductions supplémentaires : Certaines régions accordent des réductions significatives. Exemple :
- Andalousie, Communauté Valencienne : réduction de 99 % pour les donations parents/enfants
- Canaries : jusqu’à 99,9 %
- Paiement de l’impôt : le paiement doit être effectué dans un délai strict après la signature chez le notaire. Attention à ne pas effectuer plusieurs donations à la même personne dans un délai de moins de 3 ans, sous peine de regroupement fiscal.
En savoir plus sur les démarches : Procédure de donation de biens immobiliers en Espagne
Besoin d’aide pour gérer la fiscalité d’une donation en Espagne ?
Pour éviter les erreurs ou une fiscalité excessive, il est crucial de comprendre d’être accompagné par un avocat spécialisé en donations espagnoles
2. La plus-value municipale
À condition de recevoir un bien immobilier urbain, le donataire devra également s’acquitter de la plus-value municipale, impôt local qui taxe l’augmentation de valeur du terrain urbain sur lequel repose le bien.
Retrouvez tous les détails dans notre article dédié à la Plus-value municipale en Espagne
3. L’impôt sur le revenu : cas des résidents et non-résidents
Si le donateur est résident fiscal espagnol
Donateur = personne qui transmet le bien
Il devra déclarer dans sa déclaration des revenus l’année suivante toute plus-value générée par la donation. Cela concerne la différence entre la valeur d’acquisition et la valeur de transmission.
Barème de l’IRPF :
- 19 % pour les 6 000 premiers €
- 21 % jusqu’à 50 000 €
- 23 % jusqu’à 200 000 €
- 27 % jusqu’à 300 000 €
- 30 % au-delà
Certaines exonérations existent, notamment pour les plus de 65 ans ou pour les donations de la résidence principale.
Si le donateur est non-résident
Il est soumis à l’IRNR (impôt des non-résidents), au taux de 19 % sur la plus-value. En outre, le nouveau propriétaire (donataire) devra déclarer chaque année l’IRNR et payer la taxe foncière (IBI).
Aucun rappel fiscal n’est envoyé aux non-résidents : vigilance indispensable.
Donation ou succession : quelle est la meilleure option ?
Tout dépend de votre situation personnelle, de la valeur des biens, des liens familiaux, et du lieu de résidence. Une analyse fiscale personnalisée est essentielle pour évaluer :
- Le montant des impôts dans chaque scénario
- Les coûts annexes (notaire, registre, etc.)
Prévoir votre donation espagnole, c’est transmettre mieux
La donation d’un bien en Espagne peut offrir des avantages fiscaux significatifs, tout en préparant efficacement votre succession. Elle permet aussi :
- De réduire les litiges entre héritiers
- De poser des conditions ou délais à respecter
- De continuer à profiter du bien si vous en conservez l’usufruit
Pour faire le bon choix, une étude précise de votre situation est indispensable. Nos avocats francophones peuvent vous accompagner dans toutes les démarches, sans que vous ayez besoin de vous déplacer en Espagne.
Cet article est uniquement à titre informatif. Nous déclinons toute responsabilité. La réglementation peut varier et il est imperatif de consulter un professionnel pour des conseils personnalisés.
Vous envisagez de faire une donation en Espagne ?
N’hésitez pas à consulter un avocat francophone pour organiser une donation en Espagne.
